A la rencontre de la vie religieuse avec Sr Fideline, UdJ et F.Darry, FMI

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Le 2 février c’est la Fête de la Présentation de Jésus au temple et la fête de la vie consacrée.

Cette fête est particulièrement célébrée dans notre secteur paroissial  de Bordeaux-Bastide/Floirac, où veillent deux prêtres de la congrégation des Fils de Marie Immaculée et trois religieuses Ursulines de Jésus.

En cette année que le Pape François a voulu dédiée à la vie consacrée, une petite assemblée de fidèles s’est réunie autour des religieux de la paroisse ce lundi 2 février, dans l’église Notre-Dame du Cypressat délicatement fleurie, pour une eucharistie placée sous le signe de la lumière et inaugurée par une procession aux flambeaux.

Un temps de rencontre, de partage et de témoignages.


Ce témoignage sur la vocation religieuse a été confié aux deux jeunes : Darry, Vénézuélien, Fils de Marie Immaculée et Fideline, Camerounaise, Ursuline de Jésus.

Il ne faut pas croire, nous dirent _ils, que la vocation est un projet, même si parfois les racines en sont anciennes :

Depuis l’enfance Fideline  est en dialogue constant avec Jésus mais elle pensait devenir « une bonne femme d’affaires ».

« Naître à la vocation »  dit Darry, et répondre à l’inattendu de Dieu. Il arrive que paradoxalement les autres discernent la vocation avant l’intéressé-e lui-même.

L’un et l’autre ont souligné l’importance décisive des rencontres – le curé de la paroisse, religieux FMI venu de France pour Darry, un cousin prêtre pour Fideline. Par ces témoins, ces guides, ces compagnons, chacun des deux a cheminé vers sa vocation.

Tous deux ont témoigné par leurs paroles ce lundi soir mais aussi par leur être : la vitalité débordante et joyeuse de Fideline, la douceur humble et attentive de Darry.
 

Et puis après les témoignages, ce fut le temps du partage, et des questions :

Est-on plus chrétien au Vénézuela, au Cameroun, qu’en France ? 

Non. La foi s’exprime différemment. C’est le même Esprit qui nous anime à travers des cultures différentes. Aller à la découverte d’une autre culture, c’est découvrir un nouveau visage du Christ.
Et, la question n’est pas que les églises soient pleines, ce qui compte c’est de « témoigner du Christ qui nous habite » : Voyez comme ils s’aiment.

Est-ce dur de quitter son pays ?

Se frotter à une autre culture ouvre l’esprit. Les masques tombent. Jésus n’est plus enfermé dans nos préjugés. C’est une expérience du partage.


Comment parler aux enfants et aux jeunes ?                                                                                             
Pour Fideline : prendre un style enfantin- jouer, chanter, mimer pour transmettre ; elle en a eu l’expérience avec les CM1 qui lui étaient confiés pendant 2 ans. Pour Darry : écouter, être avec ; beaucoup d’enfants manquent d’écoute dans leur famille,  ils ont besoin d’être écoutés ; lui aussi en a eu l’expérience en coordonnant les groupes de caté de la paroisse et en accompagnant des groupes de jeunes ados.  

Est- ce dur d’obéir quand on se voit confier une mission et qu’il faut partir ? Peut- on refuser ?

Les décisions se prennent dans le discernement et non sous la contrainte, mais finalement  ni pour l’un ni pour l’autre la question ne se pose. Pour Fideline, dans la vie religieuse on se laisse choisir : « je sais la date d’arrivée dans un lieu de mission mais, je ne sais pas quand est-ce que je le quitte ! Parfois ce n’est pas si facile ; mais quand le cœur est disposé à regarder le Christ en croix, on se laisse faire. » Pour Darry : « Je suis disponible pour aller là où l’Eglise a besoin de moi.  Comme Marie, répondre Oui à l’appel de Dieu, en écoutant l’appel du Responsable mais aussi la situation de l’Eglise.

Pour conclure ce temps de témoignage, le P.Michel Buffet rappelle que l’Incarnation c’est le charisme des Fils de Marie Immaculée et des Ursulines de Jésus. « Jésus est entré dans notre histoire. Fideline a vécu dans la zone touchée par Boko Haram. Darry vient d’un pays où se passent des manifestations monstres…
                                                                                        
Dans son homélie, qu’il a voulue brève pour aller à l’essentiel, le Père Buffet a redit les trois points, que le pape François a donnés aux consacrés comme une feuille de route mais qui valent aussi pour chaque baptisé.
• La joie – la joie de l’Evangile
• Le courage
• La communion avec le Seigneur et avec nos frères.
Un verre de l’amitié a clôturé cette soirée discrètement et profondément fraternelle.

 

Marie-Claude Peyvieux, secteur la Bastide-Floirac

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